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5ème dimanche du temps ordinaire B

Jésus n’en est qu’au commencement de son ministère public et déjà il est assailli de gens qui le cherchent parce qu’il enseigne avec autorité, parce que ses paroles s’accompagnent de signes et de prodiges. Les malades sont guéris, les démons expulsés, rien ne résiste à sa parole de vie. Aucun mal ne lui résiste. Du coup, toute la ville de Capharnaüm se presse à sa porte pour être guérie ou délivrée de mauvais esprits.

Jésus défend aux esprits mauvais de révéler son identité. C’est facile à comprendre : Les démons sont les princes du mensonge, ils ne savent que singer la vérité, que la dénaturer parce qu’ils ne veulent surtout pas servir Dieu et son plan de salut. Il y a une manière de transmettre les informations qui ne rend pas service, et les démons sont maîtres en matière de tapage et d’agitation. Jésus préfère se faire connaître par le canal des cœurs purs, des cœurs d’enfant. « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout petits » (Mt 11, 25).

Un autre détail intéressant de cet évangile : « Le lendemain, Jésus se leva bien avant l’aube et alla dans un endroit désert pour y prier », au point que le matin tout le monde le cherche. Nous voyons l’importance que revêt la prière silencieuse et solitaire comme moment vital de ressourcement, en vue de proclamer l’Evangile avec fécondité, c’est à dire avec ses fruits de guérison et de libération. L’essentiel pour être un vrai témoin de Jésus-Christ, n’est pas de beaucoup agir, mais de demeurer uni à Lui pour accomplir Sa Volonté. Agir c’est bien, mais laisser Dieu agir c’est mieux ! Et cela suppose que la prière nous relie chaque jour à Lui.

Si le Christ qui est Dieu, agit ainsi, combien plus, nous, pauvres pécheurs qui sommes sujets à la faiblesse et à l’égarement ! Prenons le temps de nous arrêter dans notre journée. Et si nous n’en avons pas le temps, c’est qu’il est urgent de le prendre, avant que le Seigneur ne nous arrête… Si nous n’en avons pas la force, c’est sans doute que l’ennemi nous affaiblit. En ce cas il faut le chasser en passant par le confessionnal, et le Seigneur restaurera nos énergies intérieures.

La prière ne supprime pas les épreuves de l’existence, les souffrances personnelles, parce qu’elles sont utiles pour notre purification, et pour le salut du monde, mais elle nous affranchit du poids excessif de nos peurs, de nos angoisses, de nos découragements qui inspirent à notre cœur, comme à Job, ces pensées de désespoir : « mes yeux ne verront plus le bonheur… » (Jb 7,7) Comme ils sont puissants les Saints Noms de Jésus et de Marie, quand nous les invoquons, au cœur de ces moments de déréliction qui peuvent nous assaillir ! Si nous persévérons à murmurer inlassablement « Jésus j’ai confiance en toi…Marie je suis tout à toi… » les démons se fatigueront, s’en iront découragés, et la paix de Dieu nous envahira de nouveau, jusqu’au jour où elle ne nous quittera plus.

 

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