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Homélie de la nuit de Noël

Pour la plupart de nos contemporains chrétiens, Noël c’est la joie familiale autour de l’arbre de Noël ou de la crèche, avec les cadeaux que l’on s’offre ; cela fait la joie des enfants, mais aussi des parents qui se dépensent, courent partout pour faire plaisir. C’est la tradition chrétienne, même si notre société de consommation en donne une image excessive. Au départ, ces cadeaux veulent être le signe du Cadeau que Dieu fait aux hommes par l’incarnation de son Fils :

Dieu s’est fait l’un de nous dans le sein virginal de Marie par l’opération du Saint-Esprit ! Un tout petit enfant faible et vulnérable qui est tout sauf mièvre, parce qu’Il a sur ses petites épaules le pouvoir considérable de libérer les hommes du mal et de la mort, et de donner la paix au monde par son Esprit. A cette paix tout homme aspire au fond de son cœur, même le plus méchant… Quel Cadeau quand on y songe ! Est-ce à Lui que nous pensons quand nous nous offrons ces cadeaux de Noël ? Est-ce au salut de nos frères et sœurs que nous pensons ?

Dieu qui est Amour, vient au milieu de nous, il vient vivre avec nous, en nous, pour que l’amour soit toujours plus fort, toujours vainqueur dans nos vies, contre les jalousies, les disputes, les divisions qui engendrent violence, rancune, amertume, et toutes sortes de tourments. C’est en recevant en nous ce Petit Enfant, Prince de la paix, Emmanuel, « Dieu avec nous », que nous apprenons petit à petit à rejeter le mal, à ne pas rendre le mal pour le mal, à ne pas juger, à ne pas condamner, à ne pas garder rancune, à pardonner sans cesse.

Noël, c’est l’accueil du grand Cadeau de Dieu : l’Enfant Jésus ! Il nous faut l’accueillir là où Il veut vivre : dans notre cœur qui est sa maison. Il s’est fait prisonnier de l’hostie pour que nous puissions l’adorer et courir là où il se donne à voir : à la Messe et dans les tabernacles de nos églises. Hélas aujourd’hui tant de chrétiens s’arrêtent aux signes matériels de l’amour (les cadeaux, le bon repas familial) en oubliant Celui qui en est la Cause, Jésus vivant, qui nous attend, là où Il se montre, là où Il se donne, pour nous offrir le salut. Il est vivant dans l’hostie, il est vivant là où sa Parole retentit, là où un cœur prie; là où des gens se rassemblent en Son nom ; il est vivant dans le tout-petit conçu dans le sein de sa mère, dans le pauvre qui souffre et qui a peut-être besoin de moi.

Quand nous allons à la messe avec un cœur aimant, nous recevons dans nos bras l’Enfant Jésus, et nous le berçons. Quand nous écoutons sa Parole religieusement nous lui permettons de nous sourire, et de le réchauffer à la manière du bœuf et de l’âne. Quand nous communions avec amour, nous lui donnons un baiser, et lui nous donne le sien. Et quand au sortir de l’église, nous faisons du bien à ceux qui en ont besoin, nous consolons l’enfant Jésus ! C’est quelque chose de grand de pouvoir consoler l’Enfant Jésus ! Alors, en ce Noël, ayons souci de Lui ; Offrons-lui tout l’amour de notre cœur, Il nous a tout donné et nous lui devons tout !

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