HISTORIQUE DU SANCTUAIRE NOTRE-DAME DE VALCLUSE

Le site de Notre-Dame de Valcluse, dépend géographiquement de la commune d’Auribeau sur Siagne, mais il est historiquement et affectivement rattaché à la ville de Grasse.

Son existence est attestée dès le milieu du XIIème siècle, mais il s’impose comme sanctuaire régional des grassois au XVIIe. A cette époque, le site comprenait plusieurs bâtiments, la chapelle Notre-Dame, nettement plus petite qu’aujourd’hui, la petite chapelle Saint Antoine aujourd’hui disparue, et un ermitage avec une petite chapelle souterraine creusée dans le rocher. Des ermites portant la bure franciscaine s’y succèderont jusqu’à la fin du XIXe.

La présence de ces hommes de prière contribua sans nul doute à dynamiser la fréquentation de ce lieu retiré. Il est fait mention de nombreux travaux tout au long du XVIIe, faisant évoluer le site jusqu’à donner à la chapelle Notre-Dame, grâce à ses bienfaiteurs grassois, sa configuration actuelle. Sa dédicace aura lieu le 8 mai 1724 par Mgr Joseph de Mesgrigny, évêque de Grasse.

Depuis, les fidèles n’ont jamais déserté ce lieu. Des foules y convergent en procession à certaines fêtes (25 mars, 8 septembre), pour un rendez-vous avec Notre-Dame, joignant le spirituel à l’agréable : la chapelle les accueille dans un vallon boisé et ombragé où serpente le ruisseau « Saint Antoine », en amont « le Vivier ».

A la révolution, la Vierge antique au dessus du portail de l’entrée est subtilisée par des mains pieuses puis restituée après la tourmente. Le patrimoine de Valcluse, acquis à la nation, finit par être sauvegardé pour l’usage du culte, grâce à l’intervention solidaire d’un certain nombre de pieux grassois qui en font l’acquisition en 1803.

Des réaménagements extérieurs s’imposent alors, ainsi que des travaux d’agrandissement des bâtiments jusqu’à aboutir, vers la fin du XIXème siècle, à la configuration d’ensemble que nous lui connaissons aujourd’hui, à quelques exceptions près.

Le charme de ce lieu tient dans sa discrète simplicité et son caractère champêtre. Le relief, comme une vallée close, favorise le retrait de l’âme et la quiétude du corps. On s’y abrite comme dans le Cœur de la Vierge, où nature et grâce se marient harmonieusement.

L’exceptionnelle collection d’ex-voto témoigne des multiples grâces reçues en ce lieu d’élection : Maladies, accidents, guerres, naufrages, incendies… la Dame de Vacluse, en Souveraine puissante et Refuge des pécheurs, ne cesse d’y prodiguer ses bienfaits à tous ses enfants.

Quelques repères chronologiques :
– 1154 : Première mention de l’église Sainte Marie de Valcluse dont les archives témoignent que le lieu est affilié à l’ordre des Chanoines réguliers de Saint Augustin
– 8 mai 1724 : Dédicace de la chapelle Notre-Dame de Valcluse
– 1832 : construction d’un moulin à huile et d’un moulin à farine par Jacques Augier, propriétaire de l’ermitage.
– 1847 : construction d’un second ermitage sur la façade nord de la chapelle
– 1905 : aménagement du Calvaire
– 1944-1953 : Période de restauration par le chanoine Villebenoît : chapelle, construction de la grotte de Lourdes, de la galerie sur la place (1954)
– 16 juillet 1950 : Couronnement de la statue de Notre-Dame de Valcluse par son Eminence le Cardinal Roques, archevêque de Rennes, et par Mgr Rémond, évêque de Nice répondant à un vœu du Chanoine Villebenoît
– 1952 : Visite de Mgr Angello Roncalli, Patriarche de Venise, nonce apostolique de Paris, futur pape Jean XXIII
– 1960 : Aménagement de la chapelle Ste Rita
– 1979 : Création de l’Association « les Amis de Valcluse » par Léon Repetto
– 1980-1985 : Importants travaux de restauration du site sous l’impulsion de Mr Robert Bartolozzi, 1er président de l’association
– 1986 : Arrivée des sœurs de St Joseph du Puy
– 1995 : Arrivée de la Communauté des Béatitudes
– 2014 : Restauration de l’autel avec pierre d’autel, reliques de la Sainte croix, et pose du bas relief en bois sculpté de noyer par une artiste hongroise Eva Kis ; restauration de la statue Notre-Dame de Valcluse (1859) ; restauration du Calvaire de 1905 ; restauration de la chapelle Ste Rita ; restauration de l’abside de l’église ; création d’une grotte à ste Marie-Madeleine