32ème dimanche C

Le groupe des sadducéens, (un groupe politico-religieux influent à l’époque de Jésus) ne croyait pas en la résurrection des morts, parce qu’ils en avaient une vision trop matérialiste. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens ne croient pas en la résurrection de la chair (qui est pourtant un article de notre credo) ; certains la confondent avec la réincarnation qui est une théorie humaine, incompatible avec la foi chrétienne : c’est le fait de penser que notre âme puisse s’incarner dans plusieurs vies successives ici-bas. Depuis la résurrection du Christ, et l’Assomption de la Vierge Marie, nous savons que la résurrection de la chair est une réalité. L’apôtre Thomas a palpé la chair transpercée du Christ ressuscité. De même, des personnes ayant vu la Sainte Vierge, comme Jacqueline Aubry en 1947, à l’île Bouchard, ou les petits voyants de Medjugorje, ont eu la grâce de toucher les mains de Marie et d’en sentir la moiteur. Le catéchisme nous dit que la résurrection se produira à la fin des temps, et Jésus dans l’Evangile dit qu’il faut en être digne.
La situation un peu rocambolesque qui est présentée à Jésus, de ces veuvages successifs, lui donne l’occasion à la fois d’affirmer la réalité de la résurrection des morts et de rappeler que la foi en cette résurrection était déjà implicitement présente dans l’Ancien Testament, lorsque Dieu s’était adressé à Moïse, du milieu du Buisson, en disant : Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Cette foi en la résurrection est encore plus explicite dans ce passage du livre des Martyrs d’Israël que nous avons entendu, où les frères soumis à la torture disent: « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle ».
Concernant la nature de cette résurrection des morts, Jésus apporte des précisions : ce n’est ni une réincarnation, ni une réanimation (comme ce fut le cas pour Lazare) puisqu’il n’est plus question pour les ressuscités de procréer, « ils deviennent semblables aux anges, ne pouvant plus mourir ». Cela veut dire qu’Ils ressuscitent avec un corps de lumière, un corps spirituel, à l’image du corps de Jésus Ressuscité. Jésus n’a pas dit que nous serions des anges, de purs esprits, mais que nous serions semblables aux anges, parce que nous deviendront comme eux, incorruptibles.
La question qu’il faut de se poser, est de savoir comment s’y préparer puisqu’il faut en être digne. Qui est digne de ressusciter ? Jésus-Christ, l’Agneau sans tache ! En dehors de lui, aucune créature n’en est digne, pas même la Vierge Marie, qui, elle aussi a été rachetée par la mort et la résurrection du Christ. Il est vrai qu’Elle l’a été, dès sa conception, ce qui fait qu’elle est l’Immaculée, et que son corps sans péché n’a pas connu la corruption, mais c’est une grâce qui lui a été faite parce qu’elle devait enfanter Dieu, et nous enfanter tous à la grâce. Nous, ce n’est pas notre cas, nous avons péché. Et si nous sommes dignes, malgré tout de ressusciter, c’est parce que nous avons part à la Résurrection du Christ, tout pécheurs que nous sommes, que nous avons décidé de lui appartenir totalement, par notre baptême, que nous avons décidé de mettre notre confiance en sa miséricorde, de laver notre âme dans le Sang de l’Agneau, de mendier sa grâce chaque jour, de manger sa Parole vivante, afin de lui ressembler de plus en plus dans sa douceur et sa miséricorde. St Paul nous l’a dit : « le Seigneur est fidèle, il nous affermira et nous protègera du mal ». Examinons chaque jour notre conscience et supplions Dieu de nous garder chaque jour « dans l’amour et l’endurance du Christ ».

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