33ème dimanche C

L’Evangile nous rappelle que ce monde blessé est un monde où règnent la violence et l’injustice. Et Jésus laisse entrevoir une intensification des douleurs à la fin des temps, avec des guerres totales (comme celles que nous avons eu au XXème siècle), accompagnées d’un déchaînement des éléments naturels. Aujourd’hui nous savons que le réchauffement climatique a des effets désastreux sur tout l’écosystème et sur l’équilibre cosmique planétaire. Tant que Jésus n’est pas revenu dans la gloire, Satan, le Prince de ce monde, use de son pouvoir maléfique pour inciter les hommes au péché, à la corruption, au mensonge, à la haine, à la violence, afin d’empêcher l’établissement du règne de Dieu.
Mais le Seigneur nous invite à ne pas avoir peur, car le monde est déjà vaincu par sa mort et sa résurrection. Même au plus fort de la tourmente, il est avec nous et il nous promet que « pas un cheveu de notre tête ne se perdra » et que c’est par notre « persévérance » que nous sauverons nos vies.
Mais sur quoi cette persévérance doit-elle porter ? Sur la foi, l’espérance et l’amour. L’ancre du salut. St Paul résume ces trois vertus en une phrase qui commence sa lettre aux Romains : « Je vous exhorte, par la tendresse de Dieu, à offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de lui plaire ». Où que nous soyons, quoi que nous ayons fait, nous pouvons nous décider à offrir notre vie pour plaire à Dieu. Il ne s’agit pas de s’immoler ou de se faire sauter, car ce qui plaît à Dieu, c’est notre sanctification, c’est notre progrès dans la sainteté.
Comment pouvons-nous nous sanctifier ? par notre travail nous dit st Paul aux Thessaloniciens, par notre zèle à fuir l’oisiveté et toute forme de corruption. Le pape François rappelait aux jeunes il y a quelques années, d’éviter la culture du canapé devant l’écran de télé ou d’ordinateur. L’évangile nous met en garde aussi contre les faux prophètes qui se prennent pour des sauveurs… ils sont nombreux dans le monde de la politique…
Un jour viendra (on ne sait pas quand, mais il viendra…) où ce monde de violences, de corruptions, et d’injustices finira, parce que le Jour du Seigneur se lèvera, comme le Soleil, pour récompenser ceux qui le craignent, et pour pacifier la terre en triomphant des cœurs indécis et affaiblis, et en mettant les rebelles en guerre contre Dieu, hors d’état de nuire. Il reviendra par la puissance du Saint-Esprit, c’est à dire dans toute la force de son Amour qui sera comme une “fournaise ardente”. L’Eglise, comme une mère, est chargée de nous préparer à ce grand Jour annoncé par les prophètes et chanté par le psalmiste. L’Eglise nous y prépare par la prière, par ses sacrements, par ses enseignements qui nous stimulent à la charité et à la miséricorde, comme le fait le pape François, en nous exhortant à accueillir l’étranger qui a tout perdu.
L’Amour de Dieu, cette “fournaise ardente” qu’évoque Malachie, veut sauver tous les hommes en les guérissant de l’attrait des idoles et du vice. Plus nous sommes dociles à l’Esprit, en faisant du Christ notre plus grand Ami, plus nous lui permettons de nous purifier du mal qui est en nous, de nous protéger de Satan, et de nous consoler des peines inévitables de cette vie ; plus on est avec Lui, plus il nous détache du vieux monde, et plus il nous fait désirer le monde qui vient. A l’inverse, plus nous résistons au Saint-Esprit et à ses appels à la conversion, plus nous risquons de ne pas supporter les revers de cette vie, et de ne pas être prêts pour le Rendez-vous du Grand Jour de Dieu. Demeurons unis à Jésus, unis à Marie, pour rester sereins quoiqu’il arrive, même si les douleurs s’intensifient. Leurs deux Cœurs unis sont un Rempart pour nous, jusqu’à l’enfantement du monde de demain qui sera la civilisation de l’amour, si nous l’espérons ardemment et si nous restons fidèles à Jésus jusqu’à la fin.

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