6ème dimanche Pâques A

Jésus insiste à plusieurs reprises dans l’évangile, pour nous dire que si nous voulons l’aimer, nous devons être fidèles à ses commandements. Il n’est pas difficile de le comprendre : Quand on aime quelqu’un, on cherche à lui plaire, on va au devant de ses désirs; et d’autant plus quand ceux-ci sont justifiés et qu’ils servent nos intérets et le bien commun. Or Dieu fait tout concourir au bien de ceux qu’Il aime.
Ce qu’il nous commande sert notre bonheur, ce qui ne veut pas dire que cela nous soit facile d’obéir; pour deux raisons : – nous sommes des êtres blessés, avec une volonté affaiblie, et une conscience obscurcie; et – l’esprit du monde qui nous entoure, est incapable de recevoir Celui qui nous guérit, à savoir le Saint-Esprit, l’esprit de Jésus, « parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ». Il faut donc se faire violence pour quitter l’esprit du monde, et accueillir le Saint-Esprit, l’esprit de Jésus. Il faut se décider à reconnaître que l’on est tordu, et que l’on a besoin d’être redressé, que l’on est faible et que l’on a besoin d’être fortifié ; que sans Dieu on est perdu, et que l’on a besoin d’être sauvé. Mais quelle belle promesse nous est faite en retour ! : « Celui qui m’aime, sera aimé de mon Père et de moi; et je me manifesterai à lui … ». Il promet à celui qui se décide à l’aimer, cad à l’écouter et à mettre en pratique sa parole, son amour, c’est à dire la visite en nos cœurs de l’Esprit Saint : Celui qu’on appelle Paraclet, c’est à dire Défenseur, Consolateur, Avocat, Assistant. Que peut-on espérer de mieux que d’avoir Dieu comme assistant !
Jésus prépare ses disciples à son Ascension prochaine, qui va le soustraire à leurs yeux, mais il leur anonce la venue du Saint-Esprit dont la mission est de prolonger de manière invisible Sa Présence, avec une efficacité accrue car elle se transmet comme un feu, d’un cœur à l’autre. Quand un feu prend, tout s’enflamme très vite!
« le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivants » C’est bien ce qui se passe à la messe : Nous le voyons vivant dans les mains du prêtre, sous l’apparence du pain et du vin consacrés mais le monde ne le voit pas. Beaucoup de personnes passent dans cette église, mais seulement un petit nombre le voit dans le Saint Sacrement exposé… ou dans le tabernacle. Et ceux qui le voient et l’adorent dans l’Eucharistie savent qu’un jour ils le verront dans sa gloire de ressuscité. Plus nous nous exerçons à le voir avec les yeux de la foi, dans sa Parole, dans l’hostie, mais aussi dans le pauvre, dans l’affligé, mieux nous nous préparons au Jour où il se montrera pour notre plus grande joie. Mais cela ne peut pas être notre œuvre, c’est l’oeuvre du Saint-Esprit. Appelons-le et soyons proches de son Epouse Marie, pour l’attirer en nos cœurs et veiller à ne pas le contrister.

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