Assomption de La Vierge Marie

La solennité de l’Assomption de Marie au ciel est un appel à regarder l’horizon de la nouvelle création enfin délivrée de la souffrance, du mal et de la mort. Marie est la première créature sauvée par le Christ, qui a atteint son but, qui est de partager en plénitude la gloire du ciel. En plénitude, c’est à dire avec son corps glorifié, et pas seulement son âme. Ce que Marie connaît en ce jour de son assomption, l’Eglise le connaîtra au 2nd Avènement du Seigneur, qui viendra… vous savez quand ? « bientôt » nous dit la dernière page de l’Apocalypse… Même si c’est un Jour caché dans le cœur du Père, nous devons nous y préparer et plus que cela, nous devons en hâter l’avènement ; car on n’en peut plus de ce monde de violences, de corruption, et de calamités, qui plongent les hommes dans la détresse et l’angoisse. Et qui hâte les temps ? la Vierge Marie. Rappelez-vous à Cana.
Donc prenons la résolution de vivre près de la Vierge Marie. Son assomption ne l’éloigne pas de nous, elle lui donne au contraire un champs d’action immédiat pour intervenir en tout lieu auprès de ses enfants bien-aimés de la terre. Nous nous souvenons de la manière dont elle s’est manifestée à ste Catherine Labouré, projetant de ses doigts des rayons de lumière sur tout le globe terrestre, ou encore, tenant dans ses mains un globe surmonté d’une croix, représentant à la fois l’univers, la France et chacun de nous en particulier ; c’était à la chapelle de la rue du Bac, à Paris, en 1830 ; notre Mère tient chacun de nous dans ses mains. Quel bonheur ! Marie est le canal de la grâce. Une seule parole de Marie, et la grâce passe : « Quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle » et « Elisabeth fut remplie d’Esprit Saint » et que dit-elle ? ou plutôt que dit le Saint-Esprit en Elle ? « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni». Le Saint-Esprit chante une louange aux deux Cœurs unis de Jésus et de Marie ! Et il bénit l’enfant à naître !… Nous, que faisons-nous? Nous tuons l’enfant, et nous serions prêts à le faire jusqu’au neuvième mois !… Nous tuons la filiation… nous méprisons l’enfant, en lui refusant le droit d’avoir un père et une mère… mais Marie dans son Magnificat nous prévient: “déployant la force de son bras, il disperse les superbes; il renverse les puissants de leur trône”. Les apprentis sorciers n’auront pas le dernier mot, ils devront fléchir les genoux, et pleurer leur iniquité.
Marie est l’épouse de l’Esprit, la dispensatrice de toute grâce, Celle qui nous enfante à la Vie, à la vraie vie des fils de Dieu. Elle nous aime, comme Elle aime son Enfant Jésus… mais, dans l’Apocalypse nous avons entendu combien l’enfantement spirituel du Fils de Dieu – sous-entendu dans nos âmes – lui est douloureux, à cause du dragon rouge, qui cherche à dévorer l’Enfant. Ce dragon rouge représente symboliquement l’emprise du mal sur le monde, Satan et la bête à son service… Dieu merci ils ne peuvent rien contre l’Enfant, ni contre la Femme toute humble, toute pure et immaculée, c’est pourquoi son « âme exalte le Seigneur » et son « esprit exulte en Dieu son Sauveur ». Son exultation est aussi celle de l’Eglise qui chemine dans l’espérance que Satan et la bête soient bientôt rejetés en enfer. Ils le seront à l’Avènement glorieux du Christ que nous attendons pour signer la fin du règne du mal sur le monde.
Vous avez entendu st Paul dire aux Corinthiens : « De même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang, d’abord le Christ, ensuite, ceux qui appartiennent au Christ lors de sa Venue, (…) Puis, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal (…) et le dernier ennemi qu’il détruira c’est la mort… ». Ceux qui appartiennent au Christ, et qui seront vivifiés par le Saint-Esprit à son Avènement, ce sont les enfants de la Femme, revêtue du Soleil cad la Vierge Marie glorifiée, la Femme, dont le Cœur immaculé triomphera bientôt du dragon rouge afin qu’un temps de paix soit donné au monde. Malgré les derniers feux redoutables que crache le dragon, gardons confiance, tenons-nous en sécurité dans le Cœur immaculé de Marie, et, avec Elle, aussi pauvres et petits que nous soyons, nous atteindrons le but : nous serons enlevés dans les nuées jusqu’à la gloire de Dieu.

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